Limiter la consommation d'alcool et développer l'entrepreneuriat féminin

Publication : dimanche 18 septembre 2016

Chers amis,

Cette semaine, mon attention s’est portée principalement sur deux dossiers : la prévention contre la consommation excessive d’alcool en milieu estudiantin ainsi que le soutien à l’entrepreunariat chez les femmes.

Dernièrement, les médias ont mis en exergue les résultats de plusieurs études relatives à la consommation d’alcool de nos étudiants. Le constat est cinglant : à l’UCL, sur les 3000 étudiants interrogés, 1 sur 4 affirme être ivre au moins une fois par semaine. Du côté de l’ULB et de Saint-Louis, les mêmes résultats sont à déplorer : sur les 3000 étudiants interrogés, 8% avouent avoir raté leur année à cause de l’alcool et 36% affirment avoir eu une consommation d’alcool excessive durant l’année académique écoulée.

Interpellée par de tels chiffres, j’ai pris l’initiative d’interroger le Ministre wallon de la Santé, Maxime Prévot, concernant ce problème. Certes, depuis plusieurs années de nombreux plans de prévention en matière d’alcool furent menés, toutefois ces derniers ne visaient pas spécifiquement les étudiants du supérieur. C’est la raison pour laquelle j’ai proposé au Ministre Prévot d’établir un plan de prévention régional ciblant les Universités et Hautes-Ecoles afin de responsabiliser nos étudiants par rapport à leur consommation d’alcool et à ses conséquences. 

La situation de l’entrepreneuriat féminin dans notre pays m’a conduite à interroger le Ministre Marcourt en juin dernier tout en lui proposant de réaliser une enquête précise pour déterminer les raisons du faible taux, en Belgique, de femmes fondatrices de starts-up (13,7% de femmes contre 14,7% pour la moyenne européenne) et de femmes indépendantes (un tiers de femmes seulement). 
Ce constat m’a également amenée à questionner la Ministre du Droit des femmes et de l’Egalité des chances, Isabelle Simonis. A défaut d’un plan d’action concret, la Ministre a le mérite de rapporter une série de causes intéressantes à cette situation: l’accès moins aisé aux prêts bancaires pour les femmes ; l’articulation de la vie privée et professionnelle, particulièrement pour les femmes ayant des enfants en bas âge ; la précarité que connaissent certaines femmes indépendantes ou à la tête d’une PME ; la peur du risque ; le manque de formations spécifiques. 
Pour pallier à ces difficultés, je propose que les Gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles s’attèlent notamment à permettre aux crèches de s’adapter aux horaires irréguliers/flexibles de ces mères de famille. 
Enfin, pour l’instant, aucune mesure du Plan wallon de lutte contre la pauvreté ne s’attaque à la précarité que connaissent certaines de ces femmes, il faudrait donc remédier à ce manquement. 
Je ne manquerai pas de vous faire part de l’avancement de ce dossier important.

N’hésitez pas à me transmettre des questions ou des informations sur les sujets qui vous interpellent. Relayer celles-ci auprès des autorités compétentes fait également partie intégrante de mon travail parlementaire (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

Bonne semaine à tous et bonne rentrée aux étudiants du supérieur,

Valérie.